L’organisme de surveillance de la qualité de l’air en Île-de-France, Airparif, a comptabilisé un total de 16 jours d’épisodes de pollution à l’ozone sur l’ensemble de la région durant l’été 2026. Un tel niveau d’alerte constitue une situation totalement inédite pour le territoire francilien depuis la canicule historique survenue durant l’été 2003.
Lors de ces séquences critiques, la concentration maximale d’ozone mesurée dans l’air francilien a atteint 240 microgrammes par mètre cube le 27 juin 2026. Bien qu’alarmant pour la santé publique, ce pic est resté inférieur au record absolu de 282 microgrammes par mètre cube qui avait été relevé au mois d’août 2003.
Les spécialistes d’Airparif imputent directement cette succession de pics à la combinaison de températures caniculaires prolongées et d’un fort ensoleillement estival. Ce contexte thermique stimule les réactions photochimiques : les rejets de polluants précurseurs émis par la densité du trafic routier se transforment alors massivement en ozone sous l’action du rayonnement solaire.
La dégradation de la qualité de l’air s’est trouvée amplifiée par plusieurs violents incendies qui ont frappé la forêt de Fontainebleau. Les flammes y ont détruit environ 2 000 hectares de végétation à la mi-juillet 2026, provoquant immédiatement d’importantes émanations de fumées et de particules fines au-dessus de plusieurs agglomérations franciliennes.
Un pic exceptionnel de particules fines relevé en Seine-et-Marne
Les retombées de ces brasiers se sont traduites par des records de toxicité locale. La station de surveillance d’Airparif implantée à Recloses, en Seine-et-Marne, a ainsi mesuré le 14 juillet 2026 une concentration de particules fines voisine de 400 microgrammes par mètre cube, ce qui représente la deuxième valeur la plus haute jamais enregistrée dans l’histoire du réseau francilien.





