Les syndicats de sapeurs-pompiers professionnels et l’ensemble des personnels des Services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) ont déclenché le mardi 8 septembre 2026 un mouvement de grève national. Prévue pour durer plusieurs semaines, cette vaste mobilisation sociale doit se poursuivre sans interruption jusqu’au 20 octobre 2026 pour faire entendre la colère des casernes.
Invité sur les ondes de France Inter, Frédéric Monchy, président du syndicat SNSPP-PATS, a vivement dénoncé un dispositif de financement de la Sécurité civile arrivé « à bout de souffle ». Le représentant syndical réclame une refonte structurelle complète du modèle actuel, dont la charge financière demeure partagée entre les caisses de l’État et les budgets des collectivités territoriales.
Évaluant le budget global de fonctionnement et d’investissement de la Sécurité civile à environ 6 milliards d’euros, le dirigeant syndical exige la définition rapide d’une trajectoire budgétaire pluriannuelle et garantie. Ce mécanisme doit permettre de renouveler les dotations des secouristes et de financer le remplacement des matériels lourds d’intervention, au premier rang desquels figurent les avions bombardiers d’eau Canadair.
Face à cette pression syndicale, les organisations représentatives ont été reçues le 8 septembre 2026 à 11 heures par le gouvernement. Lors de cette réunion ministérielle, l’exécutif a présenté aux délégations syndicales un projet de texte législatif et réglementaire consacré à la modernisation de la Sécurité civile, un document élaboré sur la base des retours d’expérience capitalisés depuis 2022.
Une surcharge d’activité liée aux défaillances du système de santé
Le syndicat fustige également l’explosion de la surcharge opérationnelle quotidienne, imputable à l’effondrement des structures de soins et à l’aggravation des déserts médicaux. Faute de moyens sanitaires suffisants, les pompiers se voient fréquemment contraints d’effectuer de simples missions de transport de patients non urgents, une charge indue qui désorganise les secours et pénalise leur cœur de métier dédié aux interventions d’urgence vitale.



