La brigade des douanes a intercepté près de 3,9 tonnes de cocaïne au port de Dunkerque le 7 septembre 2026. Lors d’un contrôle ciblé mené sur les terminaux maritimes du nord de la France, les agents ont découvert 167 ballots hermétiques contenant la poudre blanche, marquant l’une des prises les plus significatives de l’année sur le territoire national.
La valeur marchande de cette cargaison de stupéfiants est estimée à 225 millions d’euros sur le marché clandestin. Selon les éléments matériels constatés lors de la fouille, les ballots étaient soigneusement dissimulés au milieu de résidus de plastique compressés, dans un conteneur commercial expédié depuis le Ghana et dont la destination finale enregistrée était le port d’Anvers en Belgique.
La procureure placée à la tête du Parquet national anti-criminalité organisée (PNACO), Vanessa Perrée, a officialisé l’ouverture d’une enquête de flagrance pour importation de stupéfiants en bande organisée. L’autorité judiciaire a également confirmé la destruction intégrale et immédiate du produit saisi, sous escorte renforcée, afin de prévenir tout risque de détournement de la marchandise illicite.
Le parquet a délégué la suite des investigations judiciaires à l’Office anti-stupéfiants (Ofast), service chef de file dans la lutte contre le narcotrafic, ainsi qu’à la Direction nationale de la police judiciaire (DNPJ). Ces unités spécialisées concentrent désormais leurs actes d’enquête sur les ramifications logistiques internationales ayant permis l’embarquement du conteneur en Afrique de l’Ouest.
Un secteur maritime ciblé par les trafiquants
Cette prise d’envergure s’ajoute directement à une série de saisies majeures déjà réalisées à Dunkerque en février 2026. Durant cette période d’activité intense, plus de 13 tonnes de cocaïne avaient été interceptées en moins de deux semaines par les services de contrôle, confirmant l’attrait persistant des organisations criminelles pour les terminaux portuaires du nord de l’Europe.
