La Société nationale des chemins de fer français (SNCF) et le conseil régional d’Occitanie ont inauguré une expérimentation ferroviaire ciblée sur la ligne transversale reliant Marvejols à La Bastide-Saint-Laurent-les-Bains, en Lozère. Ce projet pilote introduit un mécanisme d’arrêts à la demande afin de moderniser la desserte locale tout en tenant compte de la géographie spécifique de ce territoire enclavé.
Le nouveau dispositif s’applique à dix gares et haltes ferroviaires rurales du département confrontées à une fréquentation particulièrement clairsemée. Parmi les sites retenus figurent les localités de Chasseradès, Belvezet, Chanac, Allenc et Chirac, dans lesquelles les rames ne s’immobilisent dorénavant plus de manière systématique lorsque les quais demeurent entièrement déserts.
La procédure adoptée s’inspire du fonctionnement des réseaux d’autobus tout en s’adaptant aux contraintes ferroviaires des trains liO. Ainsi, pour monter à bord du convoi, le voyageur présent sur le quai doit faire un signe distinct de la main au conducteur, tandis que le passager déjà installé dans la rame doit obligatoirement notifier son intention de descendre directement auprès du chef de bord.
Sur cette ligne rurale totalement non électrifiée, l’abandon des arrêts inutiles engendre des gains opérationnels notables. Cette mesure permet d’éviter les manœuvres successives de décélération et de réaccélération particulièrement énergivores pour les rames propulsées au diesel, tout en offrant aux conducteurs une souplesse temporelle précieuse pour rattraper les éventuels retards accumulés en cours de route.
Une évaluation prévue sur plusieurs mois
Les autorités de transport ont fixé une durée comprise entre six et huit mois pour tester ce modèle d’exploitation en conditions réelles de circulation. À l’issue de cette période d’essai sur le rail lozérien, l’ensemble de cette organisation logistique a vocation à être officiellement pérennisée si le bilan global des opérations est jugé concluant par la région et l’opérateur ferroviaire.
