En pleine rentrée sportive marquée par la tenue des forums associatifs à travers l’Hexagone, la Fédération nationale des associations et syndicats de sportifs (FNASS) monte au créneau. Son président, Pascal Chanteur, dresse un tableau particulièrement sombre de la situation du sport associatif en France, qu’il qualifie d’ores et déjà de critique, au moment où les structures locales peinent à organiser leurs activités.
Pilier traditionnel des clubs, l’engagement citoyen accuse un recul prononcé qui met en péril l’encadrement quotidien des disciplines. L’organisation syndicale pointe une érosion directe du bénévolat, expliquant que de nombreux animateurs et éducateurs doivent désormais cumuler plusieurs activités professionnelles pour subvenir à leurs besoins face aux difficultés économiques et à la hausse du coût de la vie.
Cette précarisation sociale s’accompagne d’une flambée continue des dépenses pour les clubs comme pour les familles. La FNASS dénonce le coût exorbitant du matériel sportif nécessaire à la pratique des licenciés. Parallèlement, le syndicat fustige le durcissement des conditions d’accès au dispositif public d’aide financière « Pass’Sport », restreignant ainsi l’aide étatique censée faciliter les inscriptions annuelles.
Les difficultés s’étendent également aux bilans financiers des associations, frappées par l’assèchement de leurs ressources traditionnelles. Pascal Chanteur déplore la baisse des subventions accordées par les collectivités territoriales et le recul marqué des partenariats privés. Le dirigeant fustige par ailleurs un manque flagrant d’écoute et de réactivité du ministère des Sports vis-à-vis des réalités concrètes des acteurs de terrain.
Des financements exigés pour préserver les équipements
À l’approche des arbitrages sur le budget national, la FNASS appelle l’État et les collectivités territoriales à maintenir impérativement leurs financements à destination du monde sportif. L’organisation réclame des engagements budgétaires fermes pour assurer l’entretien durable des infrastructures sportives et préserver le maillage territorial au lendemain des Jeux de Paris 2024.
