ZURICH — Gianni Infantino reste officiellement en lice pour conserver la présidence de la Fifa. Un porte-parole de l’instance faîtière a confirmé ce dimanche 6 septembre 2026 à l’AFP que le dirigeant italo-suisse maintient sa candidature pour l’élection prévue en mars 2027, balayant ainsi les rumeurs d’un éventuel renoncement après des semaines de turbulences internes.
Cette réaffirmation intervient dans un climat de vive contestation provoqué par son initiative, désormais avortée, de confier la gestion commerciale des recettes de la Coupe du monde à une structure ouverte aux investisseurs privés. Ce plan financier a suscité de profondes réticences quant à la gouvernance future des revenus du football mondial.
La fronde institutionnelle s’est matérialisée début août 2026 par une lettre commune adressée par l’UEFA, la Concacaf et l’AFC, qui ont formalisé leur profond désaccord avec cette orientation stratégique. Dans le sillage de cette prise de position tripartite, plusieurs fédérations nationales majeures ont fait savoir publiquement qu’elles lui retiraient leur soutien.
Malgré l’opposition de ces bastions du football international, Gianni Infantino conserve des appuis clés indispensables pour bâtir une majorité électorale. Le président sortant bénéficie en premier lieu du soutien unanime de la Confédération africaine de football (CAF), tout en conservant l’adhésion d’une fraction de la Conmebol.
Un scrutin programmé au Maroc en mars 2027
À la tête de la Fifa depuis 2016 et réélu en 2023, Gianni Infantino est pour le moment l’unique candidat déclaré à sa propre succession. Le règlement fixe la date limite de dépôt officiel des candidatures au 18 novembre 2026, en vue du congrès électif prévu au Maroc en mars 2027.



