La France et l’Allemagne veulent doter l’Union européenne d’un nouvel outil de défense commerciale pour répondre plus rapidement aux pratiques jugées déloyales de certains partenaires, avec la Chine clairement en ligne de mire. Emmanuel Macron et Friedrich Merz ont adressé une proposition commune à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
Le document franco-allemand dénonce des « distorsions systémiques et persistantes du marché » susceptibles de fragiliser l’industrie européenne et l’emploi. Paris et Berlin demandent notamment des procédures plus rapides contre le dumping, les subventions massives et certaines restrictions commerciales.
Voiture électrique : l’Ademe estime qu’un ménage peut dépenser trois fois moins qu’en dieselParmi les secteurs cités figurent les produits chimiques, les plastiques PET et les véhicules hybrides. Les deux capitales souhaitent aussi limiter les dépendances critiques et donner à Bruxelles la capacité de restreindre plus vite l’accès au marché unique lorsque des pratiques commerciales sont considérées comme déloyales.
Un changement de ton allemand
La démarche marque un durcissement notable de Berlin, jusque-là plus réticent que Paris à engager un bras de fer commercial avec Pékin. La proposition intervient quelques jours avant une visite du commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič, en Chine et avant le sommet européen des 15 et 16 octobre consacré notamment aux déséquilibres commerciaux.
Le dispositif devra encore être discuté par les États membres et le Parlement européen avant toute mise en œuvre.




