L’ensemble des activités nécessitant l’usage de l’eau courante a été brutalement suspendu au commissariat central d’Amiens. La consommation de l’eau du robinet, l’accès aux douches ainsi que le simple lavage des mains y ont été catégoriquement proscrits à la fin du mois d’août 2026, à la suite de l’intoxication soudaine de plusieurs fonctionnaires en service dans les locaux.
L’alerte sanitaire a été déclenchée après que près d’une dizaine d’agents ont manifesté de violents troubles digestifs, d’intenses douleurs abdominales et une grande fatigue physique consécutifs à l’ingestion de l’eau de cette infrastructure. Inauguré au début de cette même année, le bâtiment flambant neuf a vu plusieurs de ses personnels placés en arrêt de travail en raison de ces affections.
L’origine de cet épisode sanitaire réside dans une invraisemblable malfaçon technique survenue lors des travaux de ce complexe immobilier de 9 600 mètres carrés. Une inversion grossière de vannes sur le réseau de plomberie a raccordé les circuits de collecte d’eau de pluie aux robinets de consommation courante, tandis que l’eau potable était acheminée pour alimenter les sanitaires du complexe.
Cette défaillance a rapidement pris une tournure judiciaire avec l’intervention de la Ligue de défense des valeurs républicaines. L’organisation a déposé une plainte officielle auprès du procureur de la République visant nommément des cadres policiers ainsi qu’une action contre X, dénonçant de graves manquements sanitaires et une mise en danger délibérée de la vie d’autrui au sein de l’établissement.
Divergences sur la présence bactérienne
Cette initiative judiciaire fait écho aux alertes sanitaires lancées par les représentants du personnel. Le syndicat Unité SGP Police FO a publiquement dénoncé la détection de la bactérie Escherichia coli dans les circuits d’eau, une accusation tempérée par la préfecture de la Somme qui soutient qu’aucun lien de cause à effet n’est scientifiquement démontré avec les pathologies recensées.
