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vendredi 9 octobre 2026
Société · France

Agriculture : les prêts à taux zéro annoncés par Annie Genevard divisent les syndicats

Le gouvernement annonce des prêts à taux zéro pour les agriculteurs. La FNSEA salue la mesure tandis que d'autres syndicats alertent sur l'endettement.

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Portrait d'archive de la ministre Annie Genevard, photographiée en 2017.
G.Garitan / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/) — Source: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Annie_Genevard_16665.jpg — Conversion WebP. G.Garitan / Wikimedia Commons

Le gouvernement français annonce des prêts à taux zéro destinés aux agriculteurs dont la trésorerie a été fragilisée par la sécheresse et les épisodes de chaleur. Présentée jeudi 8 octobre au Sommet de l’élevage, près de Clermont-Ferrand, la mesure divise les organisations syndicales.

La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a précisé qu’un dispositif de prêts bancaires à taux zéro doit aider les exploitants à financer leurs besoins immédiats, notamment les achats de fourrage, de semences et d’intrants. Selon les éléments rapportés par France Inter, les prêts pourraient représenter jusqu’à deux milliards d’euros d’encours, les intérêts bancaires étant pris en charge par l’État.

Cette initiative vient compléter les mesures de soutien annoncées précédemment par l’exécutif face aux difficultés climatiques et économiques du secteur agricole.

La FNSEA accueille favorablement le principe des prêts, qu’elle présente comme une aide à court terme pour les producteurs en difficulté. Les autres organisations expriment davantage de réserves.

La Coordination rurale estime que les annonces apportent peu de nouveautés. La Confédération paysanne juge pour sa part que de nouveaux emprunts risquent d’alourdir l’endettement des fermes, même lorsqu’ils ne génèrent pas d’intérêts. Son porte-parole Stéphane Gallais réclame plutôt un accompagnement direct de l’État.

Les syndicats restent également préoccupés par les modalités de l’assurance contre les pertes de récolte. L’évaluation des dommages, notamment par images satellitaires, fait l’objet de critiques et pourrait être complétée par des constatations sur le terrain, selon les annonces rapportées par France Inter.