La tour Eiffel s’est retrouvée portes closes le lundi 7 septembre 2026 à la suite d’un mouvement de protestation spontané des salariés. Le personnel du célèbre monument parisien a cessé le travail pour dénoncer la mise à l’écart délibérée de plusieurs employées lors d’une visite privée organisée par une délégation religieuse hindoue le samedi précédent.
L’indignation a pris racine dans le témoignage précis d’une opératrice d’ascenseur, sommée d’abandonner son poste de travail afin d’être immédiatement remplacée par un collègue masculin. Selon ses déclarations corroborées par ses pairs, des consignes explicites avaient été transmises aux femmes de l’équipe pour qu’elles se dissimulent ou se tiennent strictement hors de vue tout au long de la déambulation des visiteurs.
Face à la fronde sociale, la direction de la Société d’exploitation de la tour Eiffel (SETE) a publiquement fait son mea culpa, confirmant également la teneur d’échanges internes. L’opérateur a reconnu avoir tenté d’adapter son dispositif d’accueil aux requêtes formulées pour cette visite, tout en admettant sans détour que de telles exigences imposant la restriction de contact avec des femmes n’auraient jamais dû être acceptées.
De son côté, l’organisation hindoue BAPS (Bochasanwasi Akshar Purushottam Swaminarayan Sanstha) a tenu à réagir à la controverse. Tout en rappelant que ses moines respectent des préceptes rigoureux de non-contact avec les femmes, l’institution a formellement réfuté avoir exigé l’éviction ou l’invisibilisation des agentes du site, formulant par ailleurs ses excuses pour l’émoi provoqué par l’incident.
Deux enquêtes pour établir la chaîne des responsabilités
Pour répondre au tollé et aux accusations de discrimination sexiste, la Ville de Paris et la SETE ont officialisé le déclenchement de deux procédures d’investigation distinctes. Une enquête interne doublée d’investigations diligentées par l’autorité municipale de tutelle doivent faire toute la lumière sur la chaîne des responsabilités administratives et managériales ayant conduit à ces ordres contestés.
