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mercredi 21 octobre 2026
Sécurité

Six enquêtes de l’IGPN et 46 saisines interrogent le maintien de l’ordre

Le Défenseur des droits a reçu 46 saisines depuis le début du mouvement lycéen. Six enquêtes distinctes ont été confiées à l’IGPN pour les 17 et 18 octobre.

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Manifestants défilant à Paris le 17 octobre 2026
FreCha / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0 — Source

Le Défenseur des droits a indiqué mardi 20 octobre avoir reçu 46 saisines mettant en cause les forces de l’ordre depuis le début du mouvement lycéen. Plus d’une dizaine concernent des faits signalés pendant les manifestations des 17 et 18 octobre, selon les éléments communiqués par l’institution à l’AFP.

Dans le même temps, l’Inspection générale de la police nationale a été saisie de six enquêtes sur des faits de violences présumées pendant ce week-end de mobilisation. L’ouverture de ces procédures vise à établir les circonstances et les responsabilités éventuelles. Elle ne vaut ni reconnaissance d’une faute ni conclusion sur les accusations formulées.

Les signalements reçus par le Défenseur des droits portent notamment sur des blessures, des gardes à vue et des confiscations de pancartes. Ils concernent des personnes majeures comme mineures. L’institution précisait mardi que de nouvelles saisines continuaient de lui parvenir.

Deux voies de contrôle aux rôles différents

Le Défenseur des droits est une autorité indépendante qui peut examiner le respect de la déontologie par les forces de sécurité. L’IGPN, service national de la police, conduit pour sa part les enquêtes administratives ou judiciaires qui lui sont confiées par les autorités compétentes. Les deux décomptes ne portent donc ni sur le même périmètre ni sur les mêmes procédures.

Ces annonces interviennent après les manifestations du 17 octobre, marquées par des cortèges pacifiques mais aussi par des affrontements, des incendies et des pillages dans plusieurs villes. Les procédures nouvelles portent uniquement sur des violences présumées attribuées à des agents et ne constituent pas un bilan général de cette journée.

Le chiffre de 46 correspond à l’ensemble des saisines reçues depuis le début du mouvement lycéen. Il ne doit pas être confondu avec les six enquêtes confiées à l’IGPN pour les seuls faits des 17 et 18 octobre. Une saisine peut également porter sur un comportement contesté sans qu’une infraction soit déjà établie.

Au soir du 20 octobre, ni le Défenseur des droits ni l’IGPN n’avaient rendu de conclusion sur ces dossiers. Les investigations doivent désormais vérifier les témoignages, les images disponibles et les conditions d’intervention des agents concernés.