Loana a été retrouvée sans vie dans son appartement après que des voisins ont alerté les secours, incommodés par une odeur suspecte ; selon sa mère, Violette Petrucciani, le corps serait resté seul pendant près de douze jours. Le parquet a été saisi pour déterminer les circonstances du décès, et les enquêteurs examinent plusieurs hypothèses, entre la piste toxique, un accident domestique et la possible implication d’un proche.
L’alerte est intervenue après des signalements de voisinage évoquant une odeur anormale provenant du logement de l’ancienne participante de Loft Story, dont les années récentes ont été marquées par des difficultés personnelles et des hospitalisations. La proximité de médicaments autour du corps a immédiatement retenu l’attention des premiers intervenants, tandis que le degré de décomposition du corps a conduit les enquêteurs à estimer que le décès pourrait remonter à une dizaine de jours.
Plusieurs éléments matériels et des témoignages d’entourage sont désormais analysés par les services judiciaires afin d’établir la chronologie et la cause du décès. Les investigations portent prioritairement sur trois axes qui ont été évoqués publiquement par des sources proches du dossier : une intoxication médicamenteuse, un traumatisme lié à une chute et la piste des violences au sein du foyer.
Les pistes examinées par les enquêteurs
La thèse d’une surdose médicamenteuse figure parmi les hypothèses retenues, au regard de l’état de la scène et de l’historique médical de Loana, qui souffrait de troubles bipolaires et avait fait l’objet de prises en charge antérieures pour des épisodes liés à sa consommation de substances ou à des tentatives. Les analyses toxicologiques sont indispensables pour préciser la nature et les concentrations des substances éventuellement présentes dans l’organisme et pour déterminer si un mélange de médicaments, d’alcool ou de stupéfiants a pu être mortel.
Un second axe d’investigation concerne un traumatisme crânien constaté à l’arrière du crâne. Les premiers constats évoquent la présence d’une blessure importante potentiellement liée à une chute violente. Dans un logement encombré ou en cas d’altération de l’état de conscience, une chute peut entraîner un choc incompatible avec le maintien des fonctions vitales. L’autopsie doit permettre d’évaluer la gravité du traumatisme, son rôle éventuel dans le décès et de préciser si l’impact est antérieur ou postérieur à une éventuelle intoxication.
Enfin, les enquêteurs s’intéressent à l’entourage proche de la victime, en particulier à une femme connue sous le prénom de Sophie, qui partageait sa vie selon plusieurs témoignages. Des voisins rapportent des éclats de voix et des tensions récurrentes ; l’isolement de la victime et des signalements antérieurs concernant des violences figurent parmi les éléments que les services judiciaires vont devoir confronter aux pièces médicales et techniques. Les auditions de témoins, l’analyse du logement et les éventuelles traces de lutte ou d’effraction complèteront le dossier forensic.
Les examens médico-légaux, notamment l’autopsie et les analyses toxicologiques, sont attendus pour préciser la chronologie des événements et la cause du décès.





