Le 18 mars 2026, Mediapart publie une enquête relayant les témoignages de plusieurs femmes mettant en cause le chanteur et acteur Patrick Bruel. Huit femmes rapportent des faits présumés s’étalant, selon les récits, de 1992 à 2019 ; l’une d’elles affirme avoir été mineure au moment des faits. Deux plaignantes ont saisi récemment la justice, l’une pour viol, l’autre pour tentative de viol, et la directrice d’Unifrance, Daniela Elstner, a déposé plainte à Paris le 12 mars.
Dans les colonnes consacrées à ces révélations, Daniela Elstner déclare : « Aujourd’hui, je suis prête à parler, et je dépose une plainte que j’aurais dû déposer il y a trente ans ». Elstner est identifiée dans l’enquête comme l’une des personnes ayant pris la parole publiquement et comme ayant engagé une procédure pénale à Paris contre des faits qu’elle décrit.
Selon l’article publié par Mediapart, les témoignages couvrent une période de près de trois décennies et décrivent des situations similaires dans la manière dont elles se seraient déroulées. Deux procédures récentes figurent parmi les actes mentionnés : une plainte pour viol et une plainte pour tentative de viol, déposées par deux plaignantes distinctes.
L’avocate de Daniela Elstner évoque de nouveaux témoignages et un « modus operandi »
Au lendemain de la publication, Maître Jade Dousselin, avocate de Daniela Elstner, s’est exprimée au micro d’Anne‑Sophie Lapix sur RTL. Elle a indiqué que de nouveaux témoignages « arrivent encore à [son] cabinet » en réaction à la prise de parole d’Elstner et aux révélations publiées par Mediapart.
Maître Dousselin a ajouté qu’il serait possible de produire « des éléments, y compris judiciaires » sur le sujet, tout en rappelant la nécessité de la prudence et de la présomption d’innocence. Elle a toutefois souligné qu’un « comportement et un modus operandi » semblent se dessiner au travers des récits recueillis, des témoignages décrivant « toujours la même situation et la même pression » selon ses éléments.
La magistrate du barreau a également commenté les réactions publiques et médiatiques, notant des dénégations publiques du mis en cause selon des articles parus dans la presse ; elle a insisté sur l’importance de traiter les témoignages avec méthode, sans préjuger des procédures ni des éléments de preuve qui pourraient être produits ultérieurement.
De son côté, Patrick Bruel conteste fermement les faits qui lui sont reprochés. Sur le plateau de l’émission Tout beau tout n9uf (TBT9), son avocat, Christophe Ingrain, a déclaré que « Patrick Bruel est profondément attristé par les souffrances que l’on perçoit à la lecture des témoignages des femmes relatés dans cet article, mais jamais il n’a cherché à contraindre quiconque à un acte sexuel. Il affirme n’avoir jamais outrepassé un refus, jamais forcé à un geste ou un rapport sexuel. À nouveau, la justice tranchera si elle en est saisie. »





