Le corps sans vie de Joris Laurencin, un jeune cariste de 21 ans d’origine algérienne par sa mère, a été retrouvé le 13 juillet 2026 à proximité immédiate du domicile familial situé dans la commune de Châtonnay, en Isère. Le décès soudain de cet ouvrier a provoqué un choc profond et une vive consternation au sein de la population locale.
Dans l’entourage du défunt, l’émotion s’accompagne d’une vive indignation. Ses proches affirment en effet que le jeune homme subissait depuis plusieurs mois un harcèlement continu au quotidien, marqué par des injures racistes récurrentes. Ces attaques verbales incessantes et ciblées avaient fini par affecter lourdement son moral ainsi que son état psychologique général.
La situation a pris une tournure particulièrement dramatique quelques jours avant sa mort. Selon les témoignages recueillis par sa famille et son avocate, Joris Laurencin aurait été délibérément pris à partie, violenté, déshabillé et humilié en public par un groupe d’individus lors de la fête locale de Saint-Jean-de-Bournay le 30 juin 2026.
Saisi de l’affaire, le parquet de Vienne a ordonné l’ouverture d’enquêtes judiciaires approfondies, confiées aux services de la gendarmerie nationale. Les investigations sont notamment menées pour des faits de harcèlement moral, d’injures, de menaces de mort à raison de la race, mais également pour des faits de bizutage et de provocation au suicide.
Plainte de la famille et recherche active de témoins
Face aux nombreuses zones d’ombre entourant ce drame et les violences préalables, la famille de la victime a formellement déposé plainte devant la justice. Les proches de Joris Laurencin ont parallèlement diffusé un appel à témoins dans l’espoir de recueillir des éléments déterminants et de retrouver l’ensemble des participants à la soirée du 30 juin.
