La 43e édition du marathon de Nouvelle-Calédonie a été brutalement interrompue le dimanche 6 septembre 2026 à Nouméa. Les organisateurs ont été contraints de suspendre définitivement les épreuves sportives face à une vague soudaine et exceptionnelle de malaises graves survenus parmi les participants en pleine course.
Le bilan humain est lourdement marqué par le décès d’un coureur calédonien âgé de 25 ans. Le jeune homme a été victime d’un arrêt cardiaque foudroyant quelques secondes seulement après avoir franchi la ligne d’arrivée du semi-marathon. Malgré l’intervention immédiate des secours et plus de trente minutes de massage cardiaque intensif prodigué sur place, la victime n’a pas pu être réanimée.
Cette tragédie s’inscrit au cœur d’un épisode sanitaire critique qui a frappé huit coureurs au total, tous victimes de défaillances physiques aiguës concentrées sur un intervalle particulièrement restreint d’environ quarante-cinq minutes. Face à la gravité de leur état clinique, quatre de ces athlètes ont dû être évacués d’urgence vers le centre hospitalier territorial Médipôle afin d’y recevoir des soins intensifs.
Devant cette multiplication d’incidents critiques en un laps de temps record, le dispositif de secours déployé pour l’événement s’est retrouvé en situation de saturation complète. L’arrêt définitif de la compétition, qui rassemblait 1 525 participants sur les différents parcours, a été acté d’urgence par la direction de course en étroite concertation avec la maire de Nouméa pour prévenir tout nouveau drame.
Une enquête judiciaire ouverte
À la suite de ce drame, le procureur de la République de Nouméa, Yves Dupas, a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire en recherche des causes de la mort. Des investigations médico-légales approfondies sont immédiatement engagées sous l’autorité du parquet pour déterminer avec précision l’origine de l’arrêt cardiaque du jeune sportif et élucider les circonstances de cette défaillance collective.
