Des files d’attente se forment dans plusieurs stations-service d’Irak, notamment à Bagdad, Kirkouk et Bassorah, alors que le pays dispose pourtant de certaines des plus importantes réserves de pétrole au monde. Les difficultés d’approvisionnement touchent aussi plusieurs provinces du Kurdistan irakien.
La situation s’explique en partie par les limites des capacités locales de raffinage. L’Irak produit massivement du brut mais doit encore importer une partie des carburants qu’il consomme.
Le détroit d’Ormuz perturbe les approvisionnements
Une partie des importations de produits raffinés arrive par voie maritime. Les perturbations du trafic dans le détroit d’Ormuz ont réduit les livraisons, tandis que plusieurs installations de raffinage connaissent également des arrêts techniques.
Les autorités appellent les automobilistes à éviter les achats de précaution, qui accentuent la pression sur les stations-service. Les stocks stratégiques ont permis d’absorber une partie du choc, mais ne suffisent plus partout à compenser les retards.
Les exportations de brut également affectées
Le problème dépasse l’approvisionnement des particuliers. Les recettes publiques irakiennes dépendent très fortement des exportations pétrolières, dont une large part transite également par le Golfe.
Bagdad cherche à renforcer des itinéraires alternatifs, notamment par oléoduc vers la Turquie et par voie terrestre. Ces capacités restent toutefois nettement inférieures aux volumes habituellement expédiés par les terminaux du sud.




