Un gardien de la paix âgé de 35 ans et affecté au commissariat de Versailles, dans les Yvelines, a été interpellé par les enquêteurs de la Sous-direction antiterroriste. Maxime K. a immédiatement fait l’objet d’un placement en garde à vue au sein des locaux de ce service spécialisé de la police judiciaire dans le cadre de ces investigations ciblées.
Présenté devant un magistrat instructeur, le fonctionnaire a été officiellement mis en examen puis écroué. La justice retient contre lui les chefs de fabrication et de détention d’armes en relation avec une entreprise terroriste, assortis de la qualification de préparation individuelle d’un acte de terrorisme.
Les opérations de perquisition menées au domicile du suspect, situé dans la commune de Vernouillet, ont matérialisé la préparation matérielle reprochée. Les policiers y ont saisi plusieurs composants d’armes ainsi qu’un matériel complet de fabrication clandestine s’appuyant sur une imprimante 3D pour concevoir des pièces d’armement.
L’homme s’avère étroitement lié à la mouvance idéologique de l’ultradroite. Les constatations techniques établissent que le fonctionnaire publiait sur des forums de discussion en ligne de multiples messages incitant directement à passer à l’attaque contre les institutions républicaines et contre les représentants de l’État.
La piste d’un projet criminel isolé
Le Parquet national antiterroriste privilégie pour sa part l’orientation d’un projet violent conçu de façon autonome. La procédure judiciaire souligne que ce membre des forces de l’ordre n’avait pas encore arrêté de cible finale précisément désignée pour exécuter son passage à l’acte.
