L’inquiétude demeure totale à Saint-Étienne-de-Montluc, en Loire-Atlantique, où Manon Relandeau, une agricultrice âgée de 31 ans, n’a plus donné aucun signe de vie depuis le 27 mars 2026. Face aux éléments matériels recueillis par les services chargés des investigations, les enquêteurs privilégient désormais la piste d’un féminicide pour expliquer cette disparition inexpliquée.
Les soupçons se portent sur le compagnon de la jeune femme, qui a précipitamment quitté le territoire français quelques jours après la disparition. Accompagné de leur fillette de 15 mois, l’homme a pris la fuite en direction de l’Algérie, pays où il a finalement été interpellé par les forces de sécurité puis placé en détention provisoire.
Face au drame, un élan de solidarité s’est structuré pour empêcher l’abandon des terres de la jeune disparue. Depuis près de six mois, un collectif composé de huit voisins et confrères agriculteurs se relaie quotidiennement et bénévolement sur le site, unissant leurs efforts afin de préserver l’outil de travail et maintenir la viabilité du domaine.
Cette mobilisation collective s’exerce au rythme des exigences du calendrier agricole et des soins animaliers. Les bénévoles assurent ainsi les travaux réguliers dans les champs, la surveillance et l’alimentation d’une trentaine de vaches nantaises, tout en veillant sur plusieurs chevaux hébergés en pension au sein de la structure.
Une mobilisation financière et humaine pour sauver la ferme
Afin d’éviter le naufrage économique de l’exploitation, les proches de Manon Relandeau ont mis en place une cagnotte solidaire destinée à honorer les charges courantes et les échéances d’emprunts bancaires. Dans le même temps, la mère de l’agricultrice multiplie les démarches pour obtenir le rapatriement de sa petite-fille, toujours retenue en Algérie.
