Les manifestations organisées samedi 7 novembre 2026 en France ont réuni 146 000 personnes, contre 320 000 une semaine plus tôt, selon le ministère de l’Intérieur. Les autorités ont également fait état de 360 interpellations à 19 heures, après une journée marquée par des tensions dans plusieurs grandes villes.
À Paris, 46 000 manifestants ont été recensés par les autorités. L’Union étudiante avance pour sa part 75 000 participants dans la capitale et 250 000 dans tout le pays. Le ministère a comptabilisé 141 rassemblements à l’échelle nationale, contre 227 le 31 octobre.
Selon le ministère de l’Intérieur, le cortège parisien s’est déroulé dans le calme jusqu’à sa dispersion, place de la Nation, où des incidents ont éclaté. Des tensions ont également été signalées à Toulouse, Grenoble, Marseille, Nantes, Lyon, Bordeaux, Strasbourg et Dijon. Les forces de l’ordre ont notamment essuyé des jets de projectiles et de mortiers d’artifice, d’après les autorités.
Le premier bilan ministériel, arrêté à 18 heures, faisait état de 232 interpellations. Ce chiffre est passé à 360 une heure plus tard. Le ministère indique également que près de 40 000 personnes ont été soumises à des contrôles préventifs dans les gares et sur les axes d’accès aux centres-villes.
Une conférence sociale lundi, une nouvelle grève mardi
Cette journée de mobilisation succède à la grève nationale du jeudi 5 novembre, suivie par 575 000 manifestants selon le ministère de l’Intérieur et plus de 1,57 million selon la CGT. Les revendications portent notamment sur les rémunérations, le pouvoir d’achat, les moyens des services publics et le projet de budget pour 2027.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a convoqué une conférence sociale lundi 9 novembre à Matignon, avec des représentants des syndicats et du patronat, pour discuter des salaires et du pouvoir d’achat. Les organisations de la fonction publique doivent être reçues séparément le vendredi 13 novembre.
Une intersyndicale réunissant des organisations lycéennes, étudiantes et enseignantes appelle déjà à une nouvelle grève et à des manifestations mardi 10 novembre. Elle réclame notamment des moyens supplémentaires pour les établissements scolaires, l’enseignement supérieur et les personnels.
