La Fête de l’Humanité 2026 se tient ce samedi 12 septembre à la Base 217, en Essonne, dans une atmosphère dominée par les rivalités partisanes et la préparation de l’élection présidentielle de 2027. Ce grand rendez-vous politique traditionnel sert d’arène aux différentes formations de gauche désireuses de mesurer leurs rapports de force respectifs avant la prochaine échéance nationale.
Les principales figures de l’échiquier progressiste ont fait le déplacement sur le site essonnien pour marquer cette rentrée politique. Parmi les personnalités présentes figurent notamment le secrétaire national du Parti communiste français Fabien Roussel, le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure et la secrétaire nationale des Écologistes Marine Tondelier.
Loin de toute démonstration unitaire, chacun de ces responsables politiques a choisi d’évoluer en totale autonomie sur le terrain. Les chefs de parti arpentent ainsi séparément les allées et les stands du festival afin d’aller à la rencontre de leurs sympathisants, sans qu’aucune réunion formelle ni prise de parole commune n’ait été organisée entre eux.
Une rivalité directe oppose plus particulièrement Fabien Roussel à Jean-Luc Mélenchon au fil des déambulations. Déjà investi par les militants communistes pour briguer l’Élysée en 2027, le dirigeant du PCF défend fermement son positionnement face à l’ancien député insoumis, qui multiplie les interventions pour séduire l’électorat populaire de gauche et la base communiste.
Un front commun parlementaire sur le budget
Si l’horizon présidentiel consacre l’éclatement des stratégies électorales, les différentes composantes de la gauche affichent une position partagée face au pouvoir exécutif. Les organisations représentées sur place s’accordent en effet sur la volonté de censurer le gouvernement cet automne lors de l’examen du projet de loi de finances à l’Assemblée nationale.
