Un lourd bilan frappe le pastoralisme drômois. Dans la nuit du 30 au 31 août 2026, une prédation massive menée contre un troupeau d’environ 580 bêtes a décimé un alpage situé sur les hauteurs de Bouvante, au cœur du massif du Vercors. L’attaque a causé la mort de 64 brebis, tandis qu’une vingtaine d’autres animaux demeurent introuvables.
Face à ce sinistre pastoral, la préfecture de la Drôme a relayé les premières analyses des services spécialisés de l’État. D’après les constatations transmises par l’Office français de la biodiversité (OFB), les éléments matériels observés sur place penchent pour une prédation « probablement » imputable au loup, plaçant l’espèce au premier rang des suspicions administratives.
Cette qualification officielle suscite une contestation immédiate chez les défenseurs de la faune sauvage locale. L’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) et la Frapna Drôme nature environnement ont conjointement publié, le 9 septembre 2026, un communiqué contestant avec force cette conclusion provisoire retenue par les représentants territoriaux de l’État.
Pour justifier leurs réserves, les deux structures s’appuient sur l’historique des attaques recensées au cours de la période récente. Elles soulignent avec insistance qu’un bilan atteignant 64 ovins tués en un seul événement est sans équivalent dans les attaques typées loup constatées dans le département de la Drôme et à l’échelle nationale depuis plus de dix ans.
L’hypothèse des chiens errants mise en avant
Face à cette anomalie statistique, les associations et leur référent loup, Roger Mathieu, réclament une enquête approfondie sur les circonstances précises du drame. Ils demandent une transparence intégrale sur les éléments techniques indispensables pour déterminer avec certitude si l’hypothèse d’une attaque provoquée par des chiens errants peut être formellement confirmée ou écartée.
