La tentative iranienne de rouvrir le détroit d’Ormuz sous sept jours n’a pas convaincu Washington. Donald Trump a rejeté la feuille de route transmise par Téhéran, tandis que l’Iran affirme qu’il ne renoncera pas aux conditions qu’il a posées pour permettre une reprise normale du trafic maritime.
Le différend dépasse la seule relation entre les États-Unis et l’Iran. Le détroit d’Ormuz est l’un des passages les plus sensibles du commerce énergétique mondial : une part importante des exportations de pétrole et de gaz du Golfe y transite avant de rejoindre l’Asie, l’Europe et d’autres marchés.
Téhéran maintient ses conditions
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué dimanche que les conditions de l’Iran restaient inchangées. Selon Téhéran, elles reprennent les éléments d’un protocole d’accord discuté précédemment avec les États-Unis. Washington n’a pas accepté ce cadre.
Donald Trump a de son côté maintenu une ligne de fermeté. Le président américain a également publié sur Truth Social une carte du détroit portant la mention « Détroit Trump », ajoutant une dimension politique et symbolique à un dossier déjà très tendu.
Un passage stratégique pour les marchés de l’énergie
Le détroit relie le golfe Persique au golfe d’Oman. Sa fermeture ou une forte réduction du trafic a des effets rapides sur les assurances maritimes, les coûts de transport et les cours de l’énergie. C’est ce qui explique l’attention portée par les marchés à chaque annonce sur une éventuelle réouverture.
Les discussions se poursuivent sans accord annoncé. L’Iran dit rester ouvert aux négociations tout en maintenant ses exigences, tandis que les États-Unis refusent pour l’instant la proposition présentée.




