Les petits commerces victimes des dégradations et pillages pourront recevoir une aide directe pouvant atteindre 10 000 euros, a annoncé Serge Papin dans un entretien au Parisien. Le ministre des PME et du Commerce présente ce soutien comme une réponse aux dégâts des récentes mobilisations. Le fonds doit devenir opérationnel dans les prochaines semaines.
Le dispositif annoncé vise les entreprises de moins de 50 salariés, dont le chiffre d’affaires reste inférieur à 10 millions d’euros. Selon les précisions rapportées par La Dépêche, les commerçants et restaurateurs concernés pourront être aidés qu’ils soient assurés ou non. Le plafond de 10 000 euros correspond aux situations les plus sévères, pas à une somme automatiquement versée à chaque établissement.
Cette annonce intervient alors que les professionnels doivent continuer à payer leurs charges pendant les réparations. Dans sa chronique du 28 octobre, franceinfo décrit des magasins encore fermés et des travaux susceptibles de durer plusieurs mois. La reprise de l’activité dépend aussi du retour des clients dans les centres-villes touchés.
Les estimations du nombre de commerces affectés ne se recouvrent pas exactement. Franceinfo rapporte un décompte de 2 500 boutiques dégradées attribué à CCI France, tandis que le ministre évoque environ 3 000 structures touchées. Ces chiffres restent des bilans attribués à leurs auteurs et ne constituent pas un relevé unique et définitif des sinistres.
Le soutien annoncé comprend également des outils destinés à préserver l’emploi et à reconstituer la trésorerie. La Dépêche fait état d’un recours à l’activité partielle et de prêts à taux zéro proposés par Bpifrance pour les stocks. Les modalités concrètes du nouveau fonds d’aide directe doivent encore accompagner sa mise en œuvre.






