Le syndicat allemand IG Metall réclame une hausse salariale de 5 % dans l’industrie métallurgique et électrique, une branche qui emploie environ 3,7 millions de personnes. Cette revendication doit servir de base aux négociations tarifaires qui débuteront en octobre.
Le syndicat demande également des garanties sur l’emploi et les sites industriels, ainsi qu’un mécanisme de participation aux bénéfices pour les entreprises dont l’activité reste dynamique.
Une revendication dans une industrie sous pression
La négociation intervient alors que plusieurs secteurs industriels allemands, notamment l’automobile et les machines-outils, traversent une période difficile. Depuis 2019, des centaines de milliers d’emplois ont disparu dans la métallurgie et l’électrique.
IG Metall justifie néanmoins sa demande par la remontée de l’inflation et la hausse du coût du logement, de l’énergie, de la santé et de l’alimentation. L’inflation allemande s’est établie à 2,9 % sur un an en août.
Le patronat rejette la demande
Les organisations patronales estiment que les entreprises doivent au contraire réduire leurs coûts pour préserver leur compétitivité, notamment face aux groupes chinois. Elles contestent donc le niveau de la revendication salariale.
Les négociations officielles doivent s’ouvrir en octobre. En l’absence d’accord, IG Metall pourra organiser des grèves d’avertissement après l’expiration de l’obligation de paix sociale.





