Andréa Bescond a publié le 18 mars 2026 un long message sur Instagram dans lequel elle relate des faits observés en 2022 impliquant Patrick Bruel, évoque des plaintes « classées sans suite » et apporte son soutien aux femmes ayant témoigné, déclenchant une forte mobilisation et des réactions de personnalités sur les réseaux sociaux.
Dans sa publication, la comédienne et militante féministe décrit une soirée d’un festival féministe en 2022 où, selon elle, Patrick Bruel se serait « incrusté » ; elle écrit avoir choisi de s’isoler lors de cet événement et affirme qu’il aurait ensuite « bavé sur [elle] dans tout Paris ». Elle signale également l’existence de « plaintes déposées contre [lui], classées sans suite » et dénonce ce qu’elle qualifie de « stratégies de victimisation », tout en remerciant et en soutenant « toutes les femmes qui ont le courage de témoigner ».
La publication d’Andréa Bescond a été largement relayée sur les réseaux sociaux et a suscité des réactions publiques, notamment de la part de personnalités du monde du spectacle. Parmi elles, Alexandra Lamy a commenté le message en écrivant initialement « J’étais dans la cintré soirée avec toi mon Andrea », puis en corrigeant son propos : « Contre soirée ! Pardon de nerf c’est parti trop vite ». Le commentaire a été largement remarqué et liké. Sa fille, Chloé Jouannet, avait par ailleurs réagi quelques heures plus tôt aux révélations publiées par Mediapart concernant Patrick Bruel.
Les avocats de Patrick Bruel brisent le silence
Dans un article de Mediapart, plusieurs témoignages ont été rassemblés : selon le média, huit femmes ont évoqué des faits qui se seraient déroulés entre 1992 et 2019. L’une des personnes citées affirme avoir été mineure au moment des faits qui la concernent. Le dossier mentionne que deux plaignantes ont récemment saisi la justice, l’une pour viol, l’autre pour tentative de viol.
Le chanteur, par l’intermédiaire de son avocat Christophe Ingrain, conteste fermement les allégations. Lors d’une intervention sur TBT9, Me Ingrain a déclaré que l’article « fabrique un personnage et un système qui n’ont jamais existé » et a rappelé que la justice s’est déjà prononcée sur une large partie des faits évoqués. L’avocat a ajouté que Patrick Bruel « est profondément attristé par les souffrances que l’on perçoit à la lecture des témoignages des femmes relatés dans cet article », tout en affirmant que « jamais il n’a cherché à contraindre quiconque à un acte sexuel » et qu’il « affirme n’avoir jamais outrepassé un refus, jamais forcé à un geste ou un rapport sexuel ».
Les déclarations de Me Ingrain précisent enfin que, selon la défense, il est inapproprié de « refaire un débat judiciaire tranché depuis des années » en s’appuyant sur des allégations anciennes. Le communiqué mentionne que la question pourra être traitée par la justice si des procédures sont engagées.
Plusieurs éléments rapportés dans les publications et reprises par les médias — les témoignages d’Andréa Bescond, les réactions d’Alexandra Lamy et de Chloé Jouannet, les témoignages publiés par Mediapart, les précisions sur le nombre de plaignantes et la chronologie des faits allégués, ainsi que la prise de position de l’avocat de Patrick Bruel — constituent les informations rendues publiques à ce stade.





