Alain-Fabien et Anthony Delon ont comparu mardi 17 mars 2026 devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris, visés par une plainte de leur sœur Anouchka pour « atteinte à l’intimité de la vie privée d’autrui », après la diffusion d’un enregistrement audio daté du 7 janvier 2024.
La plainte porte sur une conversation privée entre Anouchka et leur père, enregistrée puis diffusée, qui a alimenté le conflit familial depuis le décès d’Alain Delon, survenu le 18 août 2024 dans sa propriété de Douchy (Loiret). Selon les éléments présentés, la discussion mettait en avant la fatigue morale d’Anouchka face à la médiatisation et aux critiques dont elle se disait l’objet.
Lors de l’audience, l’un des prévenus, Alain-Fabien Delon, s’est présenté vêtu d’un gilet pare-balles, un détail relayé en plateau par Fabien Lecoeuvre sur l’émission TBT9 et confirmé par plusieurs journalistes présents, indique la presse.
Extraits audio, accusations croisées et menaces alléguées
Dans l’enregistrement visé par la procédure, Anouchka Delon exprimait notamment son « épuisement » : « Je suis fatiguée papa, je suis énervée ce soir à cause de tout ce qui se passe. Moi on est en train de m’enterrer et toi on est en train de te prendre pour un débile. Il faut que tu te méfies, surtout. Un débile, toi. Moi, une conne. Une fille qui manipule son père. Il va peut-être falloir dire un truc papa. Le piège va se refermer sur toi », peut-on lire dans la transcription diffusée par la presse.
Elle se plaignait aussi des attaques médiatiques : « Moi je me démerde ? Je m’en prends déjà plein la gueule. À la télé, toute la journée, on me défonce. [On dit] que je te manipule, que t’es gâteux, qu’Anthony va te mettre sous tutelle », déclarait-elle selon les mêmes sources. Ces propos auraient provoqué l’irritation d’Alain-Fabien, d’après les comptes rendus d’audience.
Par ailleurs, lors de son intervention devant la 17e chambre, Alain-Fabien Delon a décrit un climat tendu au sein de la propriété familiale, rapportant qu’il avait été menacé de mort « par un de ces employés », et précisant que cette menace aurait été proférée « devant mon frère, devant ma nièce, sur ordre de ma sœur », selon une information publiée par Le Parisien et reprise dans les comptes rendus médiatiques de l’audience.
L’affaire oppose donc deux des fils d’Alain Delon à leur sœur sur le terrain pénal, autour de la captation et de la diffusion d’une conversation privée. Les éléments présentés en audience et relayés par la presse comprennent les extraits audio du 7 janvier 2024, les déclarations d’Alain-Fabien sur les menaces alléguées, ainsi que l’observation par des journalistes de la présence d’un gilet pare-balles porté par Alain-Fabien lors de sa comparution.
Les faits retenus au chef d' »atteinte à l’intimité de la vie privée d’autrui » concernent la mise en circulation d’un enregistrement réalisé dans un contexte familial, dont la date, le 7 janvier 2024, et le contenu figurent dans les pièces évoquées publiquement lors de l’audience du 17 mars 2026.





