Le producteur de Werenoi, Babiry Sacko dit « Babs », a été condamné jeudi par la justice pour des violences commises contre une proche du rappeur décédé ; un mandat d’arrêt a été émis à son encontre, et les médias évoquent une peine de prison ferme comprise entre quinze et seize mois. L’affaire, liée à des faits survenus lors d’un rendez‑vous nocturne dans un bar, met en lumière des tensions autour de sommes d’argent réclamées après la mort de l’artiste.
Selon les éléments communiqués par les journalistes couvrant le dossier, les violences auraient eu lieu dans l’arrière‑salle d’un bar à chicha de Montreuil lors de la nuit du 22 mai. La victime, identifiée comme Fatima B., 35 ans, a décrit avoir été agressée par Babiry Sacko et plusieurs membres de son entourage professionnel. Les violences lui ont valu sept jours d’incapacité totale de travail (ITT) pour « coups et traumatisme psychologique ».
Absent à l’audience, Babiry Sacko fait désormais l’objet d’un mandat d’arrêt, indique Le Figaro. Au cours de l’instruction et du procès, il a fait valoir une série de revendications financières, affirmant notamment avoir transmis « un million d’euros envoyé à Jérémy pour qu’il achète un bien immobilier à Dubaï », somme qu’il réclamerait aujourd’hui à la plaignante ; cette dernière a contesté toute « magouille ».
Modalités de la condamnation et réquisitions du parquet
Les comptes rendus judiciaires fournissent des détails divergents sur la peine prononcée. Certains articles rapportent une condamnation à seize mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Bobigny, tandis que d’autres mentionnent une peine de quinze mois. Par ailleurs, d’autres sources font état d’une condamnation à deux ans d’emprisonnement, dont une année avec sursis, accompagnée de la révocation partielle d’un précédent sursis de quatre mois et d’une amende de 10 000 euros.
Le 15 janvier, le procureur avait requis une peine aménagée d’un an (12 mois) d’emprisonnement en semi‑liberté ainsi que l’interdiction d’entrer en relation avec la victime pendant trois ans. Ces réquisitions figuraient parmi les éléments invoqués lors des débats devant le tribunal correctionnel.
La victime a décrit les circonstances et les conséquences des faits devant les magistrats et les journalistes : les coups et le traumatisme psychologique ont été évalués médicalement à sept jours d’ITT. Les auditions ont également porté sur l’entourage professionnel du producteur, ainsi que sur les sommes d’argent et les accusations croisées relatives à la gestion postérieure au décès du rappeur.
Pour mémoire, le rappeur Werenoi (Jérémy Bana Owona) est décédé le 17 mai 2025 d’une défaillance cardiaque à l’âge de 31 ans. Son label, PLR Music, avait organisé un rassemblement en mémoire de l’artiste le 30 janvier 2026, date à laquelle il aurait célébré son 32e anniversaire.
