Le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté le recours en référé-suspension déposé par l’Union des familles laïques (Ufal) de Moselle conjointement avec l’association Les Profanes contre une délibération de la Ville de Metz. Les magistrats ont refusé d’interrompre l’exécution de la décision adoptée par la majorité municipale messine.
Le litige portait sur une enveloppe municipale de 250 000 euros votée par les élus locaux. Ces crédits sont destinés en grande partie à financer la location et l’installation d’écrans géants pour assurer la retransmission de la venue du pape Léon XIV à Metz, un événement programmé pour le 28 septembre 2026.
Devant le tribunal, les associations requérantes estimaient que le financement public d’équipements pour une manifestation intégrant une cérémonie cultuelle contrevenait directement au principe républicain de laïcité. Elles dénonçaient à ce titre l’engagement de deniers publics au profit de la retransmission d’un temps spirituel.
Dans son ordonnance, la justice administrative a estimé que le principe de laïcité applicable sous le régime spécifique d’Alsace-Moselle n’interdit pas par lui-même l’octroi de financements à des activités ou équipements dépendant des cultes dès lors qu’un intérêt public local est établi. Les juges ont considéré que les critères légaux étaient réunis en l’espèce.
Le maire de Metz salue la reconnaissance de l’intérêt général
Le maire de Metz, François Grosdidier, a salué une ordonnance reconnaissant des impératifs d’intérêt général, d’ordre public et de rayonnement économique et culturel pour la collectivité. Cette décision permet à la ville de maintenir l’ensemble des dispositifs techniques initialement prévus pour l’accueil des fidèles et des visiteurs.
