Le gouvernement français a officialisé une rupture commerciale nette avec les implantations israéliennes établies en Cisjordanie. Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé le mardi 8 septembre 2026 que la France allait mettre fin à l’ensemble du commerce avec les colonies israéliennes situées dans les territoires palestiniens occupés. Cette décision marque une inflexion majeure dans la réponse diplomatique et économique de Paris face à la situation au Proche-Orient.
Cette offensive diplomatique ne constitue pas un acte isolé, mais s’inscrit dans le cadre d’une démarche commune concertée avec onze autres capitales partenaires. Ce groupe de douze pays rassemble la France, le Royaume-Uni, le Canada, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, l’Irlande, l’Islande, la Norvège, la Pologne, le Portugal et la Suède, unissant ainsi plusieurs partenaires transatlantiques et européens autour d’une position unitaire.
Dans leur déclaration partagée, les gouvernements signataires s’engagent à imposer des restrictions commerciales directes sur le plan national à l’encontre des biens issus des colonies, dont l’existence demeure illégale au regard du droit international. Le texte précise en outre que les participants soutiendront activement l’adoption de sanctions économiques coordonnées au niveau des institutions de l’Union européenne pour bloquer ces flux de marchandises.
Le Quai d’Orsay justifie cette fermeté par l’expansion ininterrompue de la colonisation dans les territoires occupés, couplée à une flambée alarmante des violences commises par des colons extrémistes à l’encontre des civils palestiniens. Les autorités françaises soulignent que la multiplication de ces empiètements territoriaux détruit sur le terrain les fondements mêmes de la paix et fait peser une menace existentielle sur la solution à deux États.
Des dispositions législatives attendues au Parlement
Afin de donner une portée exécutoire à cette décision, le chef de la diplomatie française a indiqué que des dispositions et mesures législatives nationales spécifiques seront prochainement présentées par l’exécutif. Ce futur cadre légal aura pour objectif direct de matérialiser l’interdiction d’importation de ces marchandises controversées sur le marché français, garantissant ainsi l’application rigoureuse des contrôles douaniers aux frontières.
