Le fonds d’investissement américain Park Bench a officialisé le retrait définitif de son offre de reprise des Girondins de Bordeaux. Portée conjointement avec la société financière britannique Sparta Capital, cette proposition d’acquisition constituait la dernière piste sérieuse pour assurer la survie économique et sportive du club au scapulaire.
Ce renoncement formel fait suite directe à la décision rendue par le comité exécutif de la Fédération française de football (FFF). L’instance fédérale a rejeté de manière irrévocable la demande de réintégration des Girondins de Bordeaux dans les championnats nationaux, actant ainsi la relégation administrative du club au niveau du Régional 1 pour l’exercice sportif à venir.
Les repreneurs anglo-saxons ont justifié leur volte-face en rappelant les conditions contractuelles de leur démarche. Park Bench a précisé que son projet d’investissement massif et la mobilisation des fonds nécessaires étaient strictement conditionnés à l’engagement effectif de la formation bordelaise dans une division nationale, rendant tout compromis inapplicable sans cette garantie sportive minimale.
Le fonds américain a fermement fait valoir qu’il était économiquement intenable d’exploiter un club de cette envergure au sixième échelon du football français. Les investisseurs ont jugé impossible de supporter le lourd passif financier hérité des exercices précédents ainsi que les exigences drastiques du plan de restructuration tout en évoluant dans les championnats régionaux sans recettes comparables.
Menace directe de liquidation judiciaire
L’abandon officiel de ce duo de repreneurs fragilise de manière critique l’avenir à court terme des Girondins de Bordeaux. En l’absence d’une nouvelle solution de reprise ou d’un apport financier d’urgence, la menace d’une liquidation judiciaire s’accroît considérablement pour le club au scapulaire, dont le dossier est désormais entre les mains du tribunal de commerce.
