Sept agents de la police municipale de Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, comparaîtront devant les tribunaux pour des faits de violences aggravées, faux en écriture publique et vol. La justice a formellement ordonné leur renvoi à l’issue d’une série d’investigations approfondies sur les méthodes de cette brigade locale.
Le dossier a été ouvert après l’enregistrement d’au moins sept plaintes distinctes pour des violences corporelles et des interpellations jugées abusives, déposées entre janvier et mars 2026. L’ampleur de ces signalements successifs avait déjà conduit les enquêteurs à interpeller et placer en garde à vue onze fonctionnaires de cette même police municipale en avril 2026.
Les investigations judiciaires ont mis en évidence un système destiné à soustraire les opérations de terrain aux contrôles visuels de la ville. Les policiers municipaux recouraient notamment au mot de code « piscine », transmis directement au centre de vidéosurveillance urbain, afin d’ordonner aux opérateurs de faire pivoter les caméras de sécurité à l’écart du lieu exact de leurs interventions.
L’examen des téléphones portables et des outils de communication a également révélé la tenue de conversations délictueuses au sein du service. Sur une boucle de messagerie interne partagée par plusieurs membres des équipes de patrouille, les enquêteurs ont consigné de nombreux messages à caractère raciste et misogyne.
Soutien municipal et contestation des charges
Malgré la gravité des infractions reprochées, les fonctionnaires mis en cause réfutent l’ensemble des accusations et contestent avoir commis la moindre violence excessive sur la voie publique. La maire de Villeneuve-Saint-Georges, Kristell Niasme, a réaffirmé son soutien à ses agents en rappelant l’application de la présomption d’innocence et en mettant en avant les difficultés quotidiennes d’un contexte sécuritaire local sous haute tension.
