Le responsable du magasin Micromania du centre de Nice a demandé au public de se méfier de collectes d’argent lancées après le pillage de son commerce, survenu samedi 17 octobre. Il affirme qu’aucune cagnotte n’a été ouverte avec son accord et redoute que des personnes profitent de l’émotion suscitée par les images de l’attaque.
Le gérant, prénommé Pierre dans les témoignages publiés par Franceinfo et le réseau ICI, explique avoir tenté d’empêcher l’entrée de plusieurs personnes dans la boutique. Il dit avoir été frappé par derrière puis pris en charge après les faits. Son récit décrit une scène très rapide au cours de laquelle du matériel et des produits ont été emportés.
L’alerte porte uniquement sur les appels aux dons qui se réclameraient du magasin ou de son responsable. Aucune collecte officielle n’a été annoncée par l’enseigne dans les sources consultées. Avant tout versement, il est donc prudent de vérifier l’identité de l’organisateur et l’existence d’un lien publié par une source authentifiée.
Une mise en garde après une nuit de violences
Le pillage de la boutique s’inscrit dans les dégradations commises à Nice lors des violences du 17 octobre. Le témoignage du gérant a été repris par plusieurs médias nationaux après sa diffusion locale. Les circonstances précises des agressions et les responsabilités individuelles relèvent toutefois des investigations en cours.
Les fausses cagnottes apparaissent régulièrement après des événements très médiatisés. Les plateformes de collecte invitent généralement les donateurs à contrôler le nom du bénéficiaire, la relation entre l’organisateur et la personne aidée ainsi que les éventuelles confirmations diffusées sur des comptes officiels.
Dans ce dossier, le message utile reste simple. En l’absence d’annonce directe de Micromania ou du responsable concerné, toute demande d’argent présentée comme une aide au magasin doit être considérée avec prudence.





