Aller au contenu
lundi 19 octobre 2026
Faits divers · France

À Marseille, les commerçants chiffrent l’ampleur des pillages du 17 octobre

L’association des commerçants du centre-ville estime que les principales artères ont été très durement touchées. Ce bilan reste déclaratif et sans confirmation officielle.

WhatsApp
Vue historique de la Canebière à Marseille
Auteur anonyme via Wikimedia Commons — Public domain — Source

Les principales artères commerçantes de Marseille ont subi des pillages massifs samedi 17 octobre, selon l’association des commerçants du centre-ville. Sa présidente Nicole Richard-Verspieren estime que 80 % de ces axes ont été touchés et évoque plusieurs centaines de commerces vandalisés. Elle précise toutefois ne pas disposer d’un décompte officiel.

Ce chiffre doit donc être lu comme l’évaluation d’une organisation professionnelle, pas comme un bilan établi par les autorités. Un premier recensement local faisait état de plus d’une centaine de magasins affectés, tandis que d’autres témoignages décrivent des vitrines brisées et des marchandises emportées dans plusieurs secteurs du centre.

Les incidents se sont produits en marge de la manifestation contre la vie chère. La Canebière, le secteur de la rue Saint-Ferréol et d’autres rues commerçantes ont été au cœur des constats dressés au lendemain des violences. Les commerçants ont commencé à sécuriser leurs locaux et à établir leurs pertes avec leurs assureurs.

Une demande d’aide avant la reprise

Nicole Richard-Verspieren affirme que les boutiques n’avaient pas reçu de consigne générale de fermeture avant la mobilisation. Elle met en cause le niveau de protection du centre-ville et demande un accompagnement pour les entreprises confrontées à la disparition de leur stock, à des dégâts matériels et à des charges qui continuent de courir.

Les montants des pertes restent inconnus. Leur évaluation nécessitera des inventaires, des dépôts de plainte et des expertises d’assurance. La différence entre le chiffre avancé par l’association et les premiers comptages publiés montre que le périmètre exact des dommages n’est pas encore stabilisé.

Les autorités nationales ont fait état de centaines de commerces endommagés ou pillés en France hors de la zone de compétence de la préfecture de police de Paris. À Marseille, le bilan définitif dépendra du recensement rue par rue et des déclarations des exploitants, dont certains n’avaient pas encore pu mesurer toutes les conséquences dimanche.