Ce mardi 10 février, deux nourrissons ont été retrouvés sans vie à l’intérieur d’un congélateur dans une maison d’Aillevillers-et-Lyaumont (Haute-Saône), entraînant l’ouverture d’une enquête judiciaire et la mise en garde à vue d’une personne, a confirmé le parquet de Vesoul.
La découverte a été faite lors d’une opération de gendarmerie menée dans le nord du département, près de Saint-Loup-sur-Semouse. Les gendarmes se sont rendus sur les lieux et ont trouvé les deux corps dans un appareil de congélation au domicile d’une habitation de la commune. Les circonstances ayant motivé l’intervention n’ont pas été précisées par les autorités.
Le parquet de Vesoul a indiqué qu’une personne était placée en garde à vue. Selon des sources, il s’agirait d’une femme interpellée en région parisienne et suspectée d’être l’occupante du logement où ont été découverts les corps. Le lien exact entre cette personne et les nourrissons n’a pas été communiqué.
Les suites judiciaires et les examens prévus
Une enquête judiciaire a été ouverte afin de déterminer les causes et les circonstances des décès. Le parquet a fait savoir qu’il ne souhaitait pas communiquer davantage dans l’immédiat en raison de l’avancement des premières constatations et des auditions en cours. Des moyens importants ont été mobilisés sur place lors de l’intervention des gendarmes.
Parmi les investigations attendues figurent des examens médico-légaux destinés à établir si les corps sont ceux de nouveau-nés ou de fœtus, à déterminer les causes des décès et à dater la survenue des décès. Ces analyses médico-légales peuvent inclure des autopsies, des examens anatomopathologiques et des expertises complémentaires (biologie, toxicologie) selon les premiers constats.
Les résultats de ces expertises seront déterminants pour orienter les qualifications pénales éventuelles et préciser la chronologie des événements. L’identification des deux nourrissons fait également partie des premières démarches entreprises par les enquêteurs, qui doivent établir l’état civil, l’âge et, le cas échéant, la filiation des victimes.
La garde à vue de la personne interpellée doit permettre aux enquêteurs de l’entendre sur sa présence dans la maison, son éventuel lien avec les nourrissons et les circonstances entourant la découverte. En parallèle, les enquêteurs chercheront à déterminer depuis combien de temps les corps se trouvaient dans le congélateur et si d’autres personnes pourraient être impliquées ou avoir eu connaissance des faits.
Les autorités judiciaires et les services de gendarmerie restent maîtres du dossier jusqu’à la communication éventuelle d’éléments supplémentaires issus des actes d’enquête, des auditions et des examens scientifiques programmés.
