Eddy Snelders, ancien footballeur et commentateur belge âgé de 66 ans, a été condamné le 12 février par le tribunal correctionnel d’Anvers à une peine de cinq ans de prison, dont 18 mois fermes, pour des faits de voyeurisme, exhibitionnisme et agression sexuelle visant notamment sa voisine et son ex-belle-fille alors mineure. Absent au prononcé du jugement, l’ancien joueur avait interjeté appel après une condamnation en première instance ; la cour d’appel a confirmé la peine.
Connu du public pour sa carrière sur les pelouses belges dans les années 1970 à 1990 et pour être passé par l’équipe nationale en 1981, Eddy Snelders avait cessé ses activités de joueur en 1997 avant de travailler comme commentateur sportif, puis de se retirer de la vie médiatique. Les faits qui lui sont reprochés portent sur une période durant laquelle il vivait à proximité de plusieurs victimes.
Le dossier, instruit à la suite d’une plainte de la voisine, met au jour une série d’agissements et de comportements à caractère sexuel et intrusif. Lors des audiences de première instance, plusieurs victimes ont témoigné des agissements attribués à Snelders et des avocats ont souligné l’abus de la relation de confiance qu’il entretenait avec certaines d’entre elles.
Eddy Snelders : quels sont les faits reprochés à l’ancien Diable Rouge ?
Selon les déclarations recueillies en justice, l’ex-belle-fille de M. Snelders, qui le considérait comme « un deuxième papa » selon son avocate, figure parmi les personnes ayant été victimes d’espionnage. Me Cop, avocate de la jeune femme, a rapporté qu’elle avait été filmée « dans sa chambre, son jardin secret », sans savoir précisément l’étendue des enregistrements, et qu’« les caméras s’actionnaient dès qu’il y avait un mouvement ».
La plainte déposée par la voisine a déclenché l’enquête. Celle-ci affirme que l’accusé s’est livré à des actes d’exhibitionnisme et s’est masturbé à plusieurs reprises en présence d’elle et de ses filles. Lors de perquisitions au domicile de l’ancien footballeur, les enquêteurs ont saisi du matériel informatique qui a ensuite été analysé par les autorités.
Les expertises des supports saisis ont permis aux enquêteurs de recenser une importante collection d’images et de vidéos. Les autorités indiquent avoir retrouvé des contenus impliquant 73 victimes différentes, parmi lesquelles 58 ont été identifiées à l’issue de l’exploitation des données. Ces éléments ont constitué une part centrale du dossier présenté lors des débats devant le tribunal.
En première instance, la peine infligée avait déjà été prononcée et l’appel formé par l’ancien commentateur n’a pas conduit à une révision de la décision : la cour d’appel d’Anvers a confirmé la condamnation et la durée de la peine prononcée.
