Les albums de Tonton GL1 #1 : The Lion Across The Field

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Pour la première publication de cette nouvelle chronique, nous allons nous pencher sur un petit bijou qu’il faut écouter : The Lion Across The Field.

Replaçons le contexte. Mai 2016, l’été arrive, les vacances pour certains également. KSHMR, quant à lui, a déjà fait parler de lui un peu plus tôt avec des titres comme Strong ou Memories, mais a surtout fait beaucoup de bruit avec Tiësto sur le morceau Secrets. Rappelons également qu’il était dans un duo auparavant, The Cataracs, qui passait sur nos radios françaises au début des années 2010 (Top of the World, Like a G6) et  a même participé au single Hey Now de Martin Solveig.

Revenons-en à notre EP. En quoi est-il si intéressant ?

A première vue il y a 12 morceaux, dont 2 que l’on connaît déjà (Wildcard et Touch), plus 5 interludes. Ce qui ne nous laisse que 5 titres exclusifs. Sur 30 minutes d’écoute. Décevant.

Seulement, une fois entrée dans l’écoute de l’album, l’univers musical nous empêche de le quitter des yeux  des oreilles.

Bon c’est un peu exagéré certes, mais cet EP raconte une histoire, du début à la fin, (en anglais, bien entendu) et tout l’album est plongé dans un genre musical mélangeant musique électronique, sonorités orientales, et mélodies profondes.

Pour faire simple, chaque piste a son lot de sensations. Si on oublie les interludes, l’album démarre sur quelque chose de jovial, guilleret, puis enchaîne sur Wildcard, qui, avec Touch est recomposée pour l’EP. Une grosse montée en puissance se fait avec Dhoom, pour finir avec quelque chose de joyeux et profond à la fois.

Cet EP a quelque chose de complexe, dans le sens où il reste dansant sur chaque morceau, mais il est très diversifié. Ceux qui préfèrent les musiques violentes, rapides avec de grosses basses seront comblés avec Dhoom, tandis que ceux qui préfèrent des sonorités plus valsantes, appelons ça comme ça, iront sur Sleepwalk ou Dadima. Ce dernier est d’ailleurs un hommage à sa grand-mère, qu’il a par la suite réalisé en live dans une scène très touchante avec son grand-père.

Le top 3 de Tonton GL1 :

Touch, qui, avec ses instruments à cordes est juste magnifique. Beaucoup moins brute que l’originale, très belle et dansante à la fois. Sur Youtube on ne trouve que cette version, en un peu moins bonne qualité, navré.

Dhoom, définition parfaite de la brutalité, mais à ne pas comparer avec tous les sons « bigroom » parus depuis Animals de Martin Garrix. Ce son a beau être rude et en phase avec les tendances de son époque, il est composé minutieusement. La pointe orientale de l’album est présente ici aussi, et le mélange de basse, de percussions et de voix est très prenant.

Hymn of Reflection, parce qu’elle clôture magnifiquement bien cet EP, que sa composition très sautillante par endroit, et plus calme à d’autres endroits en fait quelque chose de très spécial.

La notion de contexte est très importante dans l’écoute d’une musique. En effet, on n’apprécie pas un morceau de la même manière quand on l’écoute en allant au travail, en soirée, en concert etc. Cet EP passe un peu partout, dans les moments calmes (même si Dhoom secoue un peu) comme dans les moments les plus joyeux. Même une écoute de fond, derrière une conversation lors d’une soirée par exemple, est parfaitement exploitable. Cet EP est quand même différent de ce que faisait l’artiste avant, mais on ressent toujours quelque chose qui lui est propre. Que ce soit dans les sonorités ou dans la manière de composer.

Dans tous les cas, retenez bien que ce n’est pas mon avis qu’il faut suivre, ni mes goûts, mais bien les vôtres. Je ne vous donne là que quelque chose que je considère comme une valeur sûre. A vous d’écouter et de faire votre propre avis dessus, dans différentes situations. A vous de découvrir quel morceau vous appréciez, et lequel vous n’appréciez pas.

On se retrouve le mois prochain pour un nouvel épisode des Albums de Tonton GL1, en attendant voici une petite reprise pour patienter !