Musique : Hope, le premier album de Third Party

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Après une multitude de morceaux, un EP plus que court et quatre remixes, le duo anglais Third Party sort enfin son premier album en ce début 2017.  Qu’a-t-il à nous proposer?

Jonnie Macaire et Harry Bass sont deux amis d’enfance originaires d’Essex, près de Londres. Ils vont décider ensemble de former un duo de musiques électroniques : Third Party.

Ils commencent à produire quelques sons sur Soundcloud et Youtube à partir de 2011 avec notamment Release, Duel et Feel. Ce dernier, en 2012, leur fera franchir un pas dans leur carrière.

Présent chez Size Records depuis 2011, le duo réalisera même un single avec le fondateur du label, Steve Angello lui-même. Le fruit de cette collaboration, Lights, recevra un bon accueil critique.

Néanmoins, on ne peut pas dire que les deux amis furent productifs. En effet, entre 2011 et 2014 seuls 4 morceaux originaux et 2 remixes voient le jour. Ce n’est qu’à partir de 2015 que les singles commencent à s’enchaîner, pour arriver en février 2017 à ce premier album : Hope.

Steve Angello, auteur du single « Lights » avec Third Party

À première vue, l’album n’apporte pas son lot de nouveautés. En effet, sur 11 pistes, 2 sont sorties plus d’un an auparavant (Waiting, Arrival), 2 autres ont servi de promotion à l’album et sont parus quelques mois auparavant (Live Forever, Veins), Everyday of my life date d’environ 2 ans et le featuring avec Martin Garrix de 2016. Il nous reste donc une moitié d’album à découvrir.

Pourtant, la déception se fait courte. En effet, une fois lancé dans l’album, on s’aperçoit que l’ambiance engendrée par la succession des différents morceaux est envoûtante. Dans un style plutôt orienté vers la musique house et électronique, on a ici un album dansant et jovial (à l’image du single Live Forever par exemple).

Martin Garrix, auteur du single « Lions in the Wild » avec Third Party

En plus de cela, le duo alterne morceaux rapides et morceaux plus progressifs, avec toujours une mélodie assez répétitive propre au groupe. On reconnaît bien la patte Third Party, autant sur les sonorités que sur la construction musicale, nous sommes toujours aussi proches des anciens titres comme Feel ou Thank You, mais en plus complet, plus riche.

On ne peut évidemment pas passer à côté du Lions in the Wild, avec le jeune Martin Garrix, fusion parfaite des deux mondes amenés par les artistes. Build-up prenant, rythme rapide, mélodie facile à retenir, tout y est pour que ce single soit l’emblème même de cet album, voire même un peu plus. Garrix ayant réussi à se faire un nom en un temps record avec son single Animals (2013 déjà !) qui l’a propulsé comme jeune prodige partout dans le monde, Third Party ne peut que profiter de cette notoriété pour se faire un bon coup de pub.

Martin Garrix & Steve Angello

Au final, cet album reste parfaitement dans la lignée de ce que produit le duo, symbolisant le fruit d’un travail un peu plus poussé qu’auparavant. Les adeptes du genre ne pourront qu’aimer.

Après, que pourrait-on reprocher à cet album? Les 6 tracks qui ne sont pas des nouveautés? Pourquoi pas, mais il faudrait surtout voir cela dans l’autre sens. Les 5 sons originaux auraient pu être regroupés au début de l’album et les 6 autres mis à la fin, il n’y a pas de vraie continuité dans l’album, c’est donc possible. Mieux encore, la visibilité du duo sur les réseaux autres que Soundcloud n’étant pas étincelante, il y aurait pu avoir quelques vieux morceaux en plus à la fin de l’album pour cibler un peu les choses. (Notamment Feel, Thank You, et Lights.) Taper ces noms sur Youtube suffit à le prouver : seul le second est partagé par un compte officiel, et encore ce n’est qu’une Cover Art.

Mis à part cela, l’album est correct, convenant à un premier album et a le mérite de démarrer la discographie de Third Party. Espérons que cette dernière continuera et surtout proposera quelque chose de légèrement plus original pour le second album.

Crédits photos : Rukes.com ; Genius.com