Livre : « La sixième extinction: comment l’homme détruit la vie » par Elizabeth Kolbert

Bigoud 🎭 Culture 0 Commentaire

Ce livre sorti en août 2015 a reçu le prix Pulitzer de l’essai la même année. L’auteur a rencontré de nombreux scientifiques et professeurs pour écrire son livre donnant ainsi du poids à ses propos. Il se décompose en 13 chapitres expliquant comment l’homme est en train de créer la 6ème extinction massive des espèces animales et végétales qui pourrait conduire à sa propre perte.

La suite de cet article est un résumé, chapitre par chapitre, du livre de Mme Kolbert.

 

Chapitre 1 : La sixième extinction

Ce premier chapitre se déroule à El Valle de Antón au Panama. Il retrace la disparition des grenouilles et crapauds vivant dans cette région depuis le début des années 80 jusqu’à l’extinction complète de plusieurs espèces au début des années 2000. Tout en mettant en lumière, la lutte des scientifiques pour sauvegarder les espèces présentes.

La source de cette extinction est due à un micro-champignon, le batrachochytrium dendrobatidis appelé « Bd ». Ce champignon est capable de se propager sur de grandes distances via des cours d’eau ou des ruissellements après de fortes pluies.

Actuellement deux théories existent sur l’apparition de champignon sur le continent américain :

  • La « théorie de l’origine africaine » selon laquelle le « Bd» s’est propagé grâce à des échantillons d’un amphibien africain envoyés à des laboratoires d’analyses médicales à travers le monde. Cet amphibien africain, le xénope lisse, serait infecté de « Bd » mais complétement insensible à ses effets.
  • La « théorie de la soupe aux cuisses de grenouille » selon laquelle c’est l’introduction volontaire ou accidentelle des grenouilles-taureaux d’Amérique du Nord, elles aussi infectées de « Bd» mais insensibles à ses effets, dans le monde entier.

Dans les deux cas, c’est l’intervention de l’homme qui a entraîné la disparition de millions d’amphibiens.

 

Chapitre 2 : Les molaires du mastodonte

Cette fois-ci, Elizabeth Kolbert s’attarde sur l’apparition de la notion d’extinction d’espèces parmi la communauté scientifique. Elle met en avant le naturaliste Jean Léopold Nicholas Frédéric Cuvier mieux connu sous le nom de  Georges Cuvier. Brillant scientifique du XIXème siècle, il fut le premier à émettre la notion d’espèces disparues suite à une grosse molaire, plus grande que celle d’un éléphant, retrouvée en Amérique. De même, lorsqu’il observa des ossements provenant de Sibérie, eux aussi un peu plus gros que ceux d’un éléphant, il affirma que cette espèce était éteinte car aucun autre animal vivant ne présentait de tels os. Dans le premier cas, il s’agit du mastodonte américain et dans le deuxième, d’un mammouth. Ceci n’était qu’un début, durant sa carrière Cuvier découvrit des dizaines et des dizaines d’espèces disparues grâce à des ossements découverts un peu partout dans le monde. Plus les ossements étaient enfouis, plus ceux-ci s’éloignaient des espèces actuellement présentes sur Terre. Nous aurions pu penser que Cuvier aille jusqu’à soumettre la théorie de l’évolution. Or il y était farouchement opposé. La disparition et l’apparition de nouvelles espèces étaient dues à des catastrophes naturelles.

Cuvier avait donc vu juste pour le mammouth et le mastodonte, il alla même situer leur disparition 6000 ans avant notre ère. En réalité, ils ont disparu il y a environ 13 000 ans lors de l’ « extinction de la mégafaune » coïncident avec l’expansion de l’homme moderne.

 

Chapitre 3 : Le pingouin d’origine

Ce chapitre aborde plusieurs points, les idées de Charles Llyen et Charles Darwin sont mises en avant dans ce chapitre ainsi que l’extinction des grands pingouins provoquée par l’homme. Cet animal se comptait en millions d’individus répartis à travers le monde et en à peine deux siècles, le dernier couple a été tué en 1844. Les grands pingouins étaient recherchés pour se nourrir, pour leur plumage destiné à faire des matelas, ou encore plus horrible, pour allumer un feu grâce à l’importante quantité de graisses qu’il contenait.

Une des idées communes de Llyen et Darwin était que l’extinction d’une espèce était un processus très lent, inobservable à l’échelle humaine. Or le cas des grands pingouins prouve le contraire.

 

Chapitre 4 : La malchance des ammonites

Nous continuons à remonter le cours de l’histoire scientifique avec le travail de Walter Alvarez qui sera aidé par la suite dans ses travaux par son père, le physicien Luis Alvarez. En voulant comprendre comment s’était formée la péninsule italienne, Walter comprit qu’une catastrophe d’une ampleur sans précédent avait frappé la terre il y a des millions d’années. Les relevés prélevés indiquaient la présence de foraminifères de grandes tailles ayant tous disparu à la même période puis d’une couche supérieure vide de foraminifère et enfin d’une couche encore supérieure où il y avait des foraminifères de petites tailles. La disparition des foraminifères semblait coïncider avec la disparition des dinosaures. Mais pour en être sûr, il fallait mesurer la durée précise représentée par l’épaisseur de la couche d’argile extraite.

C’est là qu’intervint Luis, il eut l’idée de mesurer cette durée en utilisant l’iridium. Cet élément est peu présent sur Terre mais se trouve dans l’Univers et sur les météorites notamment. Les analyses révélèrent un taux d’iridium anormalement élevé. C’est alors que Walter alla récolter des échantillons au Danemark et reçu un échantillon de Nouvelle-Zélande pour les analyser. Les résultats furent identiques aux échantillons d’Italie, cela ne pouvait pas être une coïncidence.

Après moult réflexion, les Alvarez finirent par conclure qu’une météorite avait frappé la Terre il y a 65 millions d’années. Raillés par les experts de cette époque, il a fallu plusieurs années et d’autres preuves pour que cet hypothèse soit validée.

 

Chapitre 5 : Bienvenue dans l’Anthropocène

Revenons à la première extinction massive d’espèces à la fin de l’Ordovicien, il y a 445 millions d’années. L’auteur fit appel à Jan Zalasiewicz pour approfondir ses connaissances sur le sujet. Suite à la découverte des Alvarez, de nombreux scientifiques ont cherchés des traces d’autres astéroïdes ayant été la cause d’extinctions. Il existait même une hypothèse selon laquelle les extinctions de masse apparaissaient environ tous les 26 millions d’années à cause d’une pluie de météorites. Or cette hypothèse se révéla fausse. Chaque extinction est différente et n’a rien en commun avec les autres. La disparition massive à l’Ordovicien serait due à une glaciation extrême qui aurait modifié la composition chimique des océans. Alors que l’extinction du Permien (il y a 252 millions d’années) serait en partie due à un réchauffement climatique car cela n’est pas entièrement suffisant pour décimer quasiment toutes les espèces animales.

Nous apprenons aussi que Paul Crutzen a inventé le mot Anthropocène pour désigner l’époque géologique actuelle qui est dominée par l’homme puisque l’Homme a laissé sa trace sur Terre. Dans 100 millions d’années, un bon statigraphe pourra retrouver notre trace.

 

Chapitre 6 : Cette mer qui nous entoure

La reportrice s’est intéressée à l’acidification des océans, elle s’est rendue en Italie à Castello Aragonese. Elle a rencontré Jason Hall-Spencer, un des premiers à s’alarmer sur l’acidification des océans et sur les conséquences provoquées. Ce site italien est une ile où un gaz s’échappe de la mer par des évents. Ce phénomène est causé par le mouvement des plaques tectoniques. En effet, ses recherches puis celles qui ont suivi ont montré la même chose : de nombreuses espèces disparaissent avec l’acidification tandis que seules quelques unes survivent. Or les espèces survivantes ne font pas vraiment parties de la chaine alimentaire à grande échelle, ce sont souvent des espèces invasives.

Ce qui est effrayant c’est quand bien même ces espèces sont habituées à vivre depuis des centaines d’années avec un pH inférieur aux océans, elles n’ont pas évolué pour survivre à cet environnement. Or l’activité humaine dégage du CO2 a une vitesse effarante et inédite pour la planète. D’ici 2100, les océans auront un pH de 7.8 (il est de 8.0-8.1 actuellement), ce qui pourrait être fatale à la majorité des espèces soit par une acidification trop importante ou par manque de nourriture due à l’acidification de l’eau.

 

Chapitre 7 : Déversement d’acide

Nous restons dans le thème des océans mais sous un autre point de vue. Nous avons vu que le pH était une façon de mesurer l’acidité ou la basicité des océans. Or il existe un autre facteur « le degré de saturation de l’eau de mer en carbonate de calcium » appelé aussi « degré de saturation de l’eau de mer en aragonite ». Pour mesurer l’influence de ce facteur, Mme Kolbert s’est rendue sur l’île One Tree Island situé à proximité des côtes australiennes pour suivre un projet scientifique étudiant les coraux. Il y a plus de 20 ans, l’idée commune était que les coraux n’étaient pas affectés par le degré de saturation de l’eau de mer tant qu’il était supérieur à 1. Or les résultats publiés en 2000 par Chris Langdon dans le cadre du programme de recherches « Biosphère 2 » ont montré que c’était une hypothèse erronée.  Quand le degré de saturation est supérieur à 5, les coraux se développent très rapidement, à 4, la vitesse de croissance diminue, encore plus lorsque le degré est de 3. Et lorsque le degré de saturation de l’eau de mer vaut 2, les coraux cessent de se développer.

Avant la révolution industrielle, les récifs étaient situés dans une mer dont le degré de saturation était compris entre 4 et 5. Aujourd’hui nous sommes en dessous de 4. Au même rythme de rejet de gaz carbonique, il sera inférieur à 3.5 en 2060 et en 2100, il sera inférieur à 3.

Ceci mêlé avec la surpêche qui provoque le développement d’algues concurrentes aux coraux, la déforestation provoquant l’envasement ou encore le déversement de polluants font que les coraux auront disparu avant 2100…

 

Chapitre 8 : La forêt et les arbres

Revenons sur la terre ferme, et plus précisément au parc national de Manú dans les montagnes du Pérou. L’auteur a rejoint Miles Silman et son équipe d’étudiants pour rejoindre des parcelles « tests ». Il s’agit de 17 parcelles situées à des altitudes différentes, la 1ère se situe à 3400m d’altitude, la 2ème à 3200m puis la 3ème à 2950 et ainsi de suite jusqu’à la 17ème qui se trouve au niveau de la mer. Ainsi, la température moyenne annuelle varie pour chacune des parcelles. Elles regorgent d’espèces végétales et animales différentes d’une parcelle à l’autre.

L’objectif de Sliman est d’étudier l’influence du réchauffement climatique sur les espèces végétales et animales. Son expérience montre que les espèces végétales montent de 2.50 mètres par an en moyenne, certains arbres grimpent de 30 mètres par an quand d’autres n’ont quasiment pas bougé !

Encore une fois, ce n’est pas le réchauffement climatique qui est en soi le plus dangereux car la planète a connu de nombreuses périodes de glaciation puis de réchauffement, bien qu’à chaque fois quelques espèces disparaissaient. Ce qui est alarmant, c’est la vitesse à laquelle le réchauffement climatique se produit. Aucunes espèces n’a jamais réussi à évoluer aussi vite pour s’adapter à son nouvel environnement.

 

Chapitre 9 : Des îles sur la terre ferme

Continuons ce chapitre au Brésil pour suivre une des plus vieilles et plus importantes études toujours en cours : « l’étude de la dynamique biologique des fragments de foret ». Elle a commencé dans les années 70 sous l’impulsion de Tom Lovejoy. A cette époque, le gouvernement brésilien encourageait les agriculteurs à s’installer au nord de Manaus en subventionnant la déforestation pour augmenter la surface agricole. Lovejoy eu alors l’idée de proposer au gouvernement brésilien et aux agriculteurs de laisser choisir les scientifiques quels arbres coupés et quels arbres restaient intacts. A sa surprise, son plan fut adopté facilement. Les scientifiques ont alors laissé des fragments de forêt, de diverses dimensions, vierges de toutes interventions humaines dans le but d’étudier l’impact de la déforestation et l’expansion des territoires modifiés par l’activité humaine.

Les différentes études montrèrent les interdépendances entre certaines espèces végétales et animales d’une part. D’autre part, plus les fragments sont petits, plus les espèces présentes disparaissent rapidement car soit elles migrent vers d’autres endroits où elles trouveront des meilleures conditions de vie soit des espèces se nourrissaient d’autres espèces qui ont-elles-mêmes disparues. Par conséquent, elles ne peuvent plus se nourrir. Ce phénomène s’observe à grande échelle sur les îles où la biodiversité est nettement plus faible que sur la terre ferme.

 

Chapitre 10 : La nouvelle Pangée

Attardons-nous sur l’introduction volontaire ou non d’espèces animales et végétales entre les continents. Cette introduction peut se faire naturellement, une graine pouvant voyager un certain dans l’eau, pouvant être transporter par des animaux, etc… Cependant pour les animaux, il y est plus difficile d’observer ce genre de phénomène. Par contre, lorsque l’introduction d’espèces se fait par l’Homme, qu’elle soit volontaire ou non, elle est très fréquente. Parfois à bon escient mais souvent catastrophique pour la biodiversité. Ce chapitre regorge d’exemples où l’introduction d’espèces animales sur d’autres continents ou territoires ont eu des effets dévastateurs sur la biodiversité locale.

Ce chapitre montre que l’introduction d’espèces animales ou végétales peut nous paraitre accroitre la biodiversité mais c’est un leurre. Localement cela peut être vrai mais à l’échelle mondiale, l’introduction d’espèces tend à uniformiser les espèces présentes sur chaque continent, où seules les espèces « les plus fortes » survivent, d’où une disparition de la diversité animale et végétale.

 

Chapitre 11 : Le rhinocéros passe une échographie

L’action se situe au zoo de Cincinnati où nous suivons la lente et difficile reproduction des rhinocéros de Sumatra pour faire le lien avec la disparition de la mégafaune il y a quelques (dizaines de) milliers d’années. Les rhinocéros, comme tous les grands mammifères de nos jours et la mégafaune disparue, ont un cycle de reproduction très lent. Il faut 16 mois de gestation à la femelle avant de mettre bas. Tant que les bébés n’ont pas atteint une taille suffisamment imposante, ils sont soumis aux prédateurs. Une fois cette taille atteinte, ils deviennent invulnérables à toutes attaques.

Deux théories s’affrontent pour expliquer la disparition de la mégafaune, le changement climatique d’un côté et l’expansion de l’Homme de l’autre. Cette dernière est de plus en plus développée et est sans doute la bonne théorie. Des carottes extraites aux endroits où vivaient la mégafaune ont montré que sa disparition coïncidait avec l’apparition de l’Homme sur ce territoire. De même, des simulations numériques ont montré que lorsqu’un groupe de 10 chasseurs vivant en Australie abattait un diprotodon par an, ces derniers se sont éteints en 700 ans sur un rayon de plusieurs centaines de kilomètres. En Amérique du Nord, un groupe d’une centaine d’individus était capable de se reproduire suffisamment pour qu’au bout d’un ou deux millénaires, la mégafaune disparaissent.

L’apparition d’un nouveau prédateur, l’Homme, a été fatal à la mégafaune et sera probablement fatal aux grands mammifères de nos jours à cause de leur reproduction trop lente.

 

Chapitre 12 : Le gène de la folie

« Réunion de famille » aurait pu être le titre de ce chapitre puisqu’il aborde les lointains parents de l’homme moderne, l’homme de Neandertal, l’homme dénisovien ou encore les singes tels que les chimpanzés ou les orangs-outangs.  Les travaux de Svante Pääbo et son équipe sont mis en valeur. Ce dernier dirige le département évolutionniste de l’Institut Max-Planck de Leipzig. En 2006, il eut pour projet de reconstituer la séquence de la totalité du génome néandertalien. Chose ardue puisque l’ADN disparait très rapidement lors des heures et jours suivant le décès. L’objectif étant de comprendre où les différences apparaissent dans le génome avec les êtres humains actuels. Les études menées par son équipe et d’autres découvertes archéologiques ont montré que l’homme moderne et l’homme de Neandertal se sont parfois reproduits ensemble. Les européens et asiatiques ont entre 1 et 4% d’ADN néandertalien. Ces taux n’ont pas été retrouvé chez les africains, ce qui remet en cause la théorie selon laquelle un groupe d’individus issus d’Afrique se serait répandu au Moyen-Orient puis dans le monde.

Contrairement à l’homme moderne, le néandertalien ou le dénisovien n’étaient pas de grands explorateurs. Ils n’ont jamais construit de bateaux pour naviguer sur la mer. Ils n’ont pas eu ce grain de folie, propre à l’homme moderne, qui a permis l’expansion à travers le monde de notre espèce.

Encore une fois, l’apparition de l’homme moderne et sa propagation a été fatale à l’homme de Néandertal ainsi qu’au dénisovien. Et les grands singes sont les prochaines victimes à l’heure actuelle.

 

Chapitre 13 : Cette petite créature avec des plumes

Le bouquin s’achève par une note d’optimisme par des exemple montrant comment les êtres humains essayent de sauvegarder des espèces en danger critique d’extinction et les débuts de réussites liées à ces sauvetages.

Deux hypothèses existent concernant le devenir de l’espèce humaine. La première, nous allons aussi nous éteindre à cause de la 6ème extinction provoquée par nous-même, nous serons les victimes de notre massacre. Deuxième hypothèse, l’homme sera capable de modifier la composition de l’atmosphère pour contre-carrer le réchauffement climatique. Si c’est un échec il va continuer à être un grand explorateur et colonisera la Lune, Mars ou encore d’autres planètes.

Elizabeth Kolbert conclut sur le sens donné à son livre qui a été de replacer la 6ème extinction dans l’Histoire des êtres vivants sur la Terre et de montrer son mécanisme. Le livre ne doit pas être interprété comme une catastrophe, la Terre a déjà connu des extinctions massives, elle s’en est toujours relevée après de longues périodes creuses, sans vie présente. Notre héritage sera d’avoir choisi les espèces qui seront toujours présentes lors de la prochaine ère ou période géologique.

 

 

Le travail accompli par Kolbert a été titanesque. Ses rencontres avec des scientifiques aux quatre coins du monde ont permis de retranscrire la réalité et la complexité des évènements se déroulant sur chaque continent. Nous pouvons voir ce livre comme un appel à admirer la biodiversité de la Terre car quand bien même nous mettrions les deux pieds sur le frein pour stopper le réchauffement climatique, il est déjà trop tard pour certaines espèces.

 

Bigoud

 

Crédit Photo:

cdn2.greatfon.com

Bigoud pour le grand pingouin